Rencontres

21 octobre 2021
15:00 à 19:00
ENS, Salle Dussane

La rencontre est organisée aussi à l’intention de et en collaboration avec l’Association des amis de la génération Thunberg (AAGT).

Les Résumés des interventions :

Nicolas Bouleau (Ecole des Ponts Paris-Tech) La nature et ses souvenirs, La révolution combinatoire de la biologie et ses dangers

Résumé : Mon intervention sera une présentation du livre Ce que Nature sait en me limitant au chapitre III qui traite des ordres de grandeurs et des phénomènes d’incomplétude et d’indécidabilité. Et j’ajouterai trois volets de réflexion – que veut dire « savoir » quand il s’agit de la nature ? et sur la limite du réductionnisme combinatoire : – le contexte de l’hérédité et l’hérédité du contexte et enfin – pourquoi la prise de conscience environnementale fut si rapide chez les mathématiciens, Le groupe Survivre et vivre et la réfutation du réductionnisme.

Maël Montévil (CNRS – Centre Cavaillès, République des Savoirs, Ens, Paris) Disruption et combinatoire en biologie

Résumé : Les désorganisations du vivant, dues aussi bien au changement climatique qu’aux pollutions chimiques (par les perturbateurs endocriniens), sont souvent décrites en termes de disruption. Pourtant, en biologie, la notion de disruption n’a pas encore été théorisée. Nous pensons que conceptualiser ces disruptions demande d’approfondir l’articulation entre la connaissance de la dimension systémique du vivant et de sa dimension historique. En particulier, en biologie les espaces de configurations possibles apparaissent et changent au cours du temps, mais seulement certaines configurations parmi elles sont viables – ce qui conduit à deux aspects de l’historicité biologique. La disruption serait alors la perte de ces configurations singulières, une forme de randomisation et de désindividuation, conduisant à une perte de viabilité.

Alessandro Sarti (CNRS – EHESS) Historicité, événement, hétérogenèse

Résumé : La question qui nous intéresse concerne le devenir des formes. Nous sommes intéressé à la morphogenèse dans l’esprit d’une certaine philosophie française du XXe siècle et en particulier Gilbert Simondon (G. Simondon, 1964) et Gilles Deleuze (G.Deleuze, 1968). Dans ce cadre, imaginer une nouvelle forme, c’est composer des champs différentiels qui peuvent éventuellement donner lieu à une intégration. On peut parler donc d’une imagination biologique, psychique, transindividuelle. On est intéressé en particulier à l’historicité du devenir différentiel des formes et à la morphogenèse de l’événement.

A la différence des dynamiques physiques, où la contrainte différentielle est fixe, dans l’hétérogenèse la contrainte différentielle peut évoluer dans l’espace et dans le temps et l’espace des possibilités aussi peut évoluer, donnant lieu à une morphogenèse des espaces et des formes. Au sein de la dynamique hétérogénétique, les concepts d’historicité et d’événement morphogénétique seront discutés en tant que composition des différentiels qui tient compte d’une mémoire historique.

Giuseppe Longo (CNRS – Centre Cavaillès, République des Savoirs, Ens, Paris) Programmer l’évolution : comment recomposer le savoir après cette faille dans la science. Hétérogenèse et singularité du vivant

Résumé : Depuis trop longtemps un mécanicisme radical et hégémonique dans les rapports à la nature impose ses dictats à la science et guide l’action sur le vivant. On en voit la conséquence dans la manipulation arbitraire et sans connaissance des grands complexes naturels (des forêts au mers aux espaces de l’homme) ainsi que dans les mythes combinatoires de la vie comme codage alpha- numérique. La Covid est la conséquence de l’un ou de l’autre (zoonose ou manipulation génétique mal contrôlée), deux formes de disruption de l’écosystème. On réfléchira alors sur l’imbrication des dynamiques évolutives, des croisements d’opérateurs matériels au cours de l’histoire, voire une hétérogenèse de singularités et de leurs nouveaux espaces des possibles, en donnant des exemples qui peuvent trouver leur cadrage théorique dans les exposés précédents.

06 juillet 2021
18h à 20h
Maisons des Associations de la ville de Paris, Salle 1-2 (5 rue Perrée, 75003 Paris)
Assemblée générale

Afin de faire le bilan des activités et initiatives entreprises depuis la dernière Assemblée Générale et afin de dessiner ensemble l’avenir de notre association et de ses ambitions, nous vous proposons de participer à cette Assemblée Générale du mardi 6 juillet 2021, qui se tiendra à la maison des Associations de la ville de Paris et en visioconférence.

L’Assemblée générale sera suivie de la présentation et du vote de notre rapport moral et financier pour l’année 2020 ainsi que de l’élection du conseil d’administration, pour les membres à jour de leurs cotisation.

21 avril 2021
14h à 18h
En ligne

Les forêts anciennes et plus encore les vieilles forêts (forêts anciennes avec vieux arbres) ont été décimées au cours des derniers siècles.

On entend souvent dire que la forêt, actuellement, progresse en Europe, mais il s’agit le plus souvent de forêts qui restent écologiquement très récentes et jeunes, dont des plantations à but de production de bois. Souvent aussi, les sols ont été compactés et détruits par les lourdes machines, or, les sols forestiers contiennent une biodiversité remarquable et l’organisation des êtres vivants qui s’y trouvent est aussi complexe que fragile.

Au sein de ce panorama, la Forêt de Valbonne, au nord du Gard, est une des rares forêts anciennes de la région. Forêt domaniale associée au site classé de la Chartreuse du même nom, son importance écologique demeure actuelle, malgré une anthropisation passée regrettable et des coupes récentes par trop agressives.

Cette forêt ayant mobilisé les populations locales, les élus et les associations Terre d’Avenir et FRAPNA contre lesdites coupes, qui ont été arrêtées.

Le plan de gestion étant remis en chantier actuellement avec les différents acteurs dont les associations, il nous a paru opportun d’organiser ce symposium traitant du sujet essentiel des forêts anciennes, à propos du cas particulier et instructif de la Forêt de Valbonne.

Les jeunes étant particulièrement concernés par la politique forestière face au changement global, l’AAGT (Association des Amis de la Génération Thunberg) s’est jointe à nous pour l’organisation de cet événement.

An open conversation led by Maël Montévil (theoretical biologist, IRI et IHPST, Université Paris I) and Victor Chaix (AAGT-AI).

with

Prof. Ignacio Chapela (microbial ecologist and mycologist, University of California, Berkeley) Dr. Angelika Hilbeck (agricultural ecologist, Swiss Federal Institute of Technology, ETH, Zuerich) Prof. Giuseppe Longo (mathematician and epistemologist, CNRS-Ecole normale supérieure, Paris)

Introduction Private interests sometimes indulge in disrupting scientific knowledge. The study of these strategies with human sciences’ methods is called agnotology.

In today’s event, we will discuss this matter from the perspective of scientists who were directly confronted with this kind of practice.

We will also explore the notion that increasing theoretical accuracy in fields such as biology, especially molecular biology, would increase the resilience of the scientific endeavor when facing such disruptions.

The three speakers are members of the European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility.

Rendez-vous lundi 19 avril à 14h sur Zoom : https://zoom.us/j/99398175900

Organisateurs : Association des Amis de la Génération Thunberg (AAGT) and ISC-PIF

22 et 23 decembre 2020
09h30-19h30
Centre Pompidou

Avant son décès le 5 août 2020, Bernard Stiegler avait projeté l’organisation des Entretiens du Nouveau Monde Industriel 2020 autour des questions de l’informatique et des générations. Lors de ce colloque, organisé par Anne Alombert (Université Catholique de Lille), Victor Chaix ( Institut de Recherche et d’Innovation et AAGT) et Maël Montévil (Institut de Recherche et d’Innovation), nous prolongerons le travail suite au séminaire tenu à Arles fin août 2020, nous prolongerons le travail amorcé autour de ces questions, en nous appuyant sur les textes de Bernard Stiegler et sur les travaux des intervenants.

25 août-27 auôt 2020
10h00-18h00
Arles

Le séminaire préparatoire des Entretiens du Nouveau Monde Industriel 2020 avait lieu cette année à Arles du 25 au 27 août. L’édition s’attachait cette année à questionner l’avenir des générations et de leurs relations en partant de la question de la technologie, entre les générations de « bommers » et la génération « Z », et en posant que dans le contexte de ce que Naomi Klein aura appelé le « screen new deal », mais aussi après la crise majeure du crédit scientifique aussi bien que du crédit industriel provoquée par la pandémie, et sous ses aspects les plus divers, il faut en premier lieu re-questionner les fondements de l’informatique théorique telle qu’elle tend à neutraliser les questions que pose l’entropie tout aussi bien qu’à court-circuiter les savoirs – et cela, en vue de contribuer à refonder une informatique théorique à la hauteur des défis du XXIè siècle.

Cette rencontre, qui était préparée au cours des discussions conduites dans le cadre du séminaire pharmakon.fr, et en relation étroite avec certains membres du Collectif Internation et de l’Association des Amis de la Génération Thunberg, avait également vocation à constituer un nouveau groupe de travail international autour de l’objectif évoqué ci-dessus : participer à une refondation de l’informatique théorique inscrite dans la perspective (anti)entropique – c’est à dire visant à générer dans le devenir entropique des possibilités d’avenir anti-entropique.

30/04/2020, 14/05/2020, 28/05/2020, 11/06/2020, 25/06/2020
15h00-19h00
En ligne

Entre avril et juin 2020, nous organisions 5 rencontres virtuelles pour discuter autour des questions soulevées par la constitution de l’école de la Génération Thunberg et du lancement des territoires laboratoire, en vue du colloque à la Sorbonne qui aura lieu en 2021.